L'inventaire annuel a un coût que personne ne compte : la journée de fermeture. À cela s'ajoute une équipe fatiguée qui compte vite, donc mal, et un résultat qu'on n'ose pas vraiment croire. Le comptage tournant règle les deux.
Le principe
Plutôt que de tout compter une fois par an, vous comptez une petite partie chaque jour ouvré. Un rayon, une allée, une famille de produits. En un mois, tout le magasin est passé — sans jamais fermer.
Par quoi commencer
Pas par ordre alphabétique. Classez vos produits en trois groupes : ceux qui font l'essentiel de votre chiffre, ceux qui tournent moyennement, et le reste. Le premier groupe se compte tous les mois, le deuxième tous les trimestres, le dernier une fois l'an. Vous concentrez l'effort là où l'erreur coûte cher.
La règle qui fait la différence
Comptez avant l'ouverture, ou après la fermeture — jamais pendant les ventes. Une vente qui passe au milieu d'un comptage fausse la ligne, et vous ne saurez pas laquelle.
Que faire des écarts
Un écart n'est pas une faute, c'est une information. Notez-le, ajustez le stock, et regardez si le même produit revient chaque mois. Un écart qui se répète a une cause : casse non déclarée, erreur de réception, ou vol. Un écart isolé est du bruit.
Combien de temps
Quinze à vingt minutes par jour pour un commerce de taille moyenne. C'est moins qu'une journée de fermeture par an, et votre stock est juste toute l'année au lieu d'une fois en janvier.