Deux moments décident souvent de ce qu’un commerçant pense d’un logiciel de gestion. Le premier, c’est le quart d’heure de configuration qu’on lui demande avant de lui montrer quoi que ce soit. Le second, c’est la première facture qu’il imprime et qu’il n’ose pas tendre à son client. La 26.11.5 s’attaque aux deux.
Trente-quatre changements en tout. Trois d’entre eux se voient dès la première minute : la configuration initiale devient un questionnaire de onze écrans, les anniversaires de vos clients et de votre personnel prennent leur propre page, et vos modèles de facture s’affichent enfin tels qu’ils sortiront de l’imprimante.
Configurer sa boutique : onze questions au lieu de cinq formulaires
La configuration initiale demandait de remplir cinq formulaires. Des formulaires honnêtes, complets, et parfaitement décourageants : ils posaient des questions de logiciel à quelqu’un qui venait d’ouvrir un compte pour vendre du ciment. Elle devient un questionnaire.
La plupart des réponses sont déjà remplies à partir de ce que vous avez déclaré à l’inscription. Vous confirmez d’un geste, et le parcours complet tient en une minute trente. Vous pouvez vous arrêter en cours de route : les réponses sont enregistrées au fur et à mesure, et vous reprenez là où vous en étiez.
Ce qui a vraiment changé n’est pas le nombre d’écrans, c’est ce qu’on vous demande. Une seule question, « chez vous, une vente se passe comment ? », règle d’un coup votre caisse, votre stock et la visibilité de vos données entre points de vente. Une autre, « comment gérez-vous votre stock ? », décide du suivi des dates de péremption et de l’ordre dans lequel vos articles sortent.
Vous y choisissez aussi votre modèle de facture, votre couleur, vos mentions légales, la langue et les formats de date, l’écriture des montants, et les groupes de notifications à activer. Choisir votre couleur principale repeint aussitôt le questionnaire lui-même : la jauge de progression, les pastilles, les icônes et le bouton de validation prennent votre couleur sous vos yeux, au lieu de promettre qu’elle s’appliquera ailleurs plus tard. L’écran de fin récapitule ce qui a été créé pour vous, nomme le peu qui reste à régler, et vous emmène directement à l’endroit où le faire.
Les anniversaires quittent le tableau de bord et prennent leur page
Souhaiter son anniversaire à un client coûte un message et rapporte une fidélité que trois pour cent de remise n’achètent pas. Encore faut-il le savoir le bon jour. Les Anniversaires ont désormais leur propre page, accessible depuis le menu.
Elle s’ouvre sur une phrase qui dit ce qui se passe aujourd’hui, avec le visage des personnes concernées et un bouton pour les fêter. En dessous, quatre compteurs servent aussi de filtre : un clic sur « 7 prochains jours » recadre la liste. Celle-ci se lit comme un calendrier, regroupée par jour et par mois, du plus proche au plus lointain, jusqu’à un an devant vous. Vous filtrez par public, clients ou personnel, et par occasion, anniversaire ou ancienneté ; vous cherchez quelqu’un par son nom ; puis vous l’appelez, vous lui écrivez ou vous ouvrez sa fiche sans quitter la page.
Au passage, le tableau de bord n’a plus qu’une carte Anniversaires, là où il en avait deux. « Du jour » et « à venir » montraient la même chose à un jour près, et sur une semaine calme le tableau de bord affichait deux fois la même mauvaise nouvelle côte à côte.
La carte fusionnée présente la semaine en sept jours : vous voyez d’un coup d’œil lesquels sont chargés, vous dépliez celui qui vous intéresse, et un jour creux vous propose d’aller au suivant. Chaque personne y montre son âge ou son ancienneté, et vous pouvez l’appeler, lui écrire ou la fêter sans quitter la page.
Vos modèles de facture, visibles avant la première facture
Jusqu’ici, choisir son modèle de facture revenait à choisir dans une liste déroulante de huit noms : Classic, Modern, Minimal, Elegant, Studio, Premium, Compact, Bold. Huit mots qui ne montrent rien. Et pour voir à quoi ils ressemblaient, il fallait avoir déjà créé une facture, c’est-à-dire avoir déjà pris le risque. Si vous cherchez d’abord à quoi doit ressembler une facture, notre guide des modèles de facture et la liste des mentions obligatoires au Sénégal répondent avant le choix esthétique.
Chaque modèle s’affiche désormais rendu pour de vrai sur sa vignette, avec votre logo, vos couleurs et vos coordonnées. Le choix du modèle est aussi arrivé dans Paramètres, onglet Apparence, à côté de la couleur principale, là où on va naturellement le chercher.
L’aperçu complet s’ouvre sur un document d’exemple, et il est signalé comme tel de trois façons : un bandeau le rappelle en toutes lettres, le numéro commence par SPÉCIMEN, et un filigrane barre la page. Personne ne peut confondre un aperçu avec une vraie facture, ni le prendre pour ses propres chiffres.
Le tiroir de notifications, repris de bout en bout
Une tentative de connexion, une rupture de stock et un paiement reçu ne se ressemblent plus. Chaque alerte porte maintenant son icône et sa couleur selon ce dont elle parle, et il suffit d’un coup d’œil pour savoir si ce qui vient d’arriver mérite qu’on arrête ce qu’on fait.
Elles sont regroupées par jour, avec un intitulé qui reste visible en défilant, et datées en clair, « il y a 6 j », « hier », au lieu d’une heure qui ne disait pas de quel jour. Le titre tient sur deux lignes, et l’aperçu du message est débarrassé de sa mise en forme d’e-mail. Au survol, deux boutons apparaissent sur chaque ligne pour la marquer comme lue ou la supprimer : le balayage du doigt reste possible, mais il était invisible à la souris.
Sur téléphone, le tiroir suit enfin la largeur de l’écran, la première carte s’entrouvre une fois pour montrer le geste, et les boutons du bas restent toujours atteignables. En bas, « Tout marquer comme lu » confirme votre geste : la coche se dessine, le libellé passe à « Tout est lu », et le tiroir ne se referme qu’ensuite.
Activer les notifications tient en un geste
L’activation des notifications sur votre téléphone ou votre ordinateur n’existait qu’au bas de la page Profil, sous l’authentification à deux facteurs. Autant dire nulle part. Un interrupteur est maintenant posé sur votre carte de profil, et un second en haut des Paramètres de notification, à l’endroit exact où la question se pose.
Il dit tout de suite où vous en êtes, combien d’appareils sont déjà abonnés, et vous laisse vous envoyer une notification de test pour vérifier. Si votre navigateur les bloque, ou s’il faut d’abord ajouter Wurus à votre écran d’accueil sur iPhone, il vous emmène au panneau complet qui explique la marche à suivre.
Ce qui change sans que vous ayez rien demandé
Le QR code devient le type d’étiquette par défaut des nouvelles boutiques, à la place du code-barres classique. Il se lit avec l’appareil photo d’un téléphone, là où les barres exigent une douchette, et porte plus d’informations sur la même étiquette. Le détail de l’arbitrage est dans notre comparatif code-barres ou QR code. Vos boutiques existantes ne changent pas : leurs étiquettes déjà imprimées restent lisibles, et le type se règle dans Réglages, onglet Boutiques, section Stock.
Le choix entre tableau et cartes se règle maintenant à un seul endroit pour toute l’application, depuis votre carte de profil, le menu du bouton d’ajout ou la palette de recherche. Sur une vingtaine d’écrans, ce choix était oublié au rechargement de la page ; il est désormais retenu partout. Et sur un téléphone, une tablette ou un écran tactile, vos listes s’ouvrent en cartes sans que vous ayez à le demander.
Les champs « nom » et « titre » offrent une mise en forme en un clic. Une petite icône au bout du champ ouvre un menu : normaliser les espaces, corriger la casse, régler les accents, et l’aperçu montre à l’avance le résultat. C’est disponible sur le nom du produit, de l’entrepôt, de la marque, de la catégorie, de l’unité, de la taxe, du rôle, du département, sur les fiches client, fournisseur et personnel, et partout où vous saisissez un intitulé.
Les fenêtres de confirmation ne demandent plus « êtes-vous sûr ? ». Elles vous disent sur quoi porte l’action et ce qui va réellement se passer : que supprimer un lien de paiement rendra inopérante l’adresse déjà partagée chez votre client, que dupliquer un produit crée un code terminé par -COPY sans stock ni historique, lequel des trois gestes sur une période comptable ne se défait pas. Une confirmation qui nomme sa conséquence est une confirmation qu’on lit.
Sécurité : vos points de vente ne sont plus lisibles sans être connecté
Les informations de vos points de vente, adresse, téléphone, courriel, coordonnées bancaires et conditions de vente, ne sont plus lisibles sans être connecté. La liste de vos boutiques exige désormais une session, et chaque employé n’y retrouve que les points de vente auxquels il est rattaché. Il n’y a rien à faire de votre côté : le correctif est déjà appliqué à votre espace. Ce que nous devons à vos données, et ce que la loi 2008-12 nous impose, est détaillé dans notre article sur la protection des données clients.
Ce que cette version ne change pas
Autant le dire : la 26.11.5 ne touche pas à la mécanique de votre travail quotidien. Le calcul des ventes, les mouvements de stock, la caisse, les règlements, la TVA et la comptabilité fonctionnent exactement comme la veille. C’est une version de prise en main et de lisibilité : elle change la façon dont l’application se présente et dont elle vous parle, pas ce qu’elle calcule.
Elle ne vous demande pas non plus de reconfigurer votre boutique. Le nouveau questionnaire s’adresse aux sociétés qui n’ont pas fini leur configuration ; si la vôtre est réglée, y revenir vous affiche désormais un écran qui vous le dit, rappelle le nom de votre boutique et sa monnaie, au lieu de vous renvoyer au tableau de bord sans un mot.
Le détail, note par note, est dans votre espace
Cet article raconte une version. Le journal complet, lui, vit dans l’application : Réglages → À propos. Chaque version y est datée, titrée, et dépliable par catégorie, ajouté, amélioré, corrigé, sécurité, supprimé. C’est là qu’il faut aller pour savoir ce qui a bougé entre deux dates précises, et notamment pour lire les douze correctifs que cet article n’a pas détaillés.