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Caisse pour restaurant : commandes, tables, cuisine — ce qu’il vous faut vraiment

14 octobre 2026 · Point de vente · 10 min de lecture

Sommaire

Vendredi soir sur la VDN, à Dakar. Deux enseignes, quarante mètres d’écart. À gauche un fast-food : on commande au comptoir, on paie, on attend son numéro, on repart. À droite une salle où l’on s’assoit : le serveur note la table 4, la cuisine reçoit les entrées, un convive arrive en retard, et à la fin trois personnes veulent payer chacune sa part. Les deux vendent à manger. Les deux tapent « logiciel caisse restaurant » dans leur téléphone. Ils n’ont pas du tout le même problème.

À la fin de cette page, vous saurez dans quel profil vous tombez, ce que votre caisse doit obligatoirement savoir faire, ce qu’elle peut ignorer sans dommage, et comment calculer la marge d’un plat sur une feuille A4.

400 FCFA de marge brute sur une assiette vendue 1 500 FCFA
26,7 % du prix de vente, avant le loyer et les salaires
180 000 FCFA de marge perdue en trente jours si le poisson monte de 150 FCFA

Le mot « restaurant » recouvre six métiers

Un vendeur vous demandera « vous êtes dans la restauration ? » et vous proposera le même outil qu’au voisin. C’est l’erreur de départ. Ce qui décide de votre besoin, ce n’est pas ce que vous cuisinez, c’est où et quand le client paie.

Ce qu’un service à table exige vraiment

Si vous avez une salle avec service, cinq fonctions ne sont pas des options. Les voici dans l’ordre où elles font mal quand elles manquent.

  1. La table ouverte. Une commande qui reste vivante une heure, qu’on complète d’un dessert, et qu’on encaisse à la fin.
  2. L’envoi en cuisine. Le plat arrive côté cuisine, sur un ticket ou un écran, sans qu’un serveur traverse la salle pour crier « deux yassa ».
  3. Le séquencement. Les entrées maintenant, les plats quand la table a fini. Sinon tout sort ensemble et le service s’effondre.
  4. L’addition partagée. Six convives, trois paiements : par personne, par article, ou en parts égales.
  5. Le transfert de table. Le groupe rentre de la terrasse parce qu’il pleut ; la commande doit suivre.

Aucune de ces cinq fonctions ne s’improvise avec un outil de gestion généraliste. Si votre salle en a besoin, cherchez un logiciel de restauration : c’est un métier à part. Notre tour d’horizon des logiciels de caisse d’Afrique de l’Ouest donne les repères utiles.

Six profils, six besoins de caisse
Au quotidien Quand le client paie Tables et envoi en cuisine Le vrai enjeu Un outil de gestion généraliste
Service à table À la fin du repas ✓ Tenir la salle sans perdre de commandes ✗
Fast-food, sandwicherie, tangana À la commande, au comptoir ✗ La vitesse au comptoir le midi ✓
Pizzeria, traiteur, vente à emporter À la commande ou au retrait ± Ne pas rater une heure de retrait ✓
Gargote, point de rue À la commande ✗ Le coût des matières premières, qui bouge ✓
Boulangerie-pâtisserie À la commande ✗ La file du matin, les invendus du soir ✓
Bar, maquis À la tournée ± Le stock de boissons et les casiers ±

Logiciel caisse restaurant : pour qui Wurus convient, pour qui non

Autant le dire net, puisque vous comparez : Wurus n’a ni plan de salle, ni table, ni bon de cuisine, ni addition partagée. Ce n’est pas un logiciel de restauration, mais une application de gestion pour commerces et PME, dont la caisse encaisse une vente au moment où le client commande.

Il fait l’affaire si…
Vous encaissez au comptoir : fast-food, sandwicherie, boulangerie, bar, pizzeria à emporter, traiteur. Le caissier cherche l’article par son nom ou le scanne, encaisse en espèces, note à la main le paiement mobile money reçu sur le téléphone marchand, répartit la vente sur plusieurs paiements s’il le faut, et remet un ticket imprimé par le navigateur — ou l’envoie par WhatsApp, SMS ou e-mail.
Passez votre chemin si…
Vous avez une salle avec service : tables à ouvrir, plats à envoyer en cuisine, additions à partager. Aucune de ces notions n’existe. On imagine vite un panier par table laissé à l’écran : le panier n’est même pas conservé si la page est rechargée. C’est une soirée perdue, pas une solution.

Une dernière chose, qui pèse lourd en restauration : la connexion est obligatoire pour encaisser. Sans réseau, l’écran affiche une perte de connexion et rien n’est mis en attente pour plus tard. Dans un maquis qui tourne au groupe électrogène, c’est le critère à examiner avant tous les autres — voir logiciel installé ou cloud face aux coupures.

Derrière la salle, la réserve — et là tout change

Un restaurant perd rarement de l’argent en salle. Il en perd dans la réserve : le carton de tomates oublié derrière, les casiers qui s’évaporent, le prix du poisson qui monte sans que personne ne remonte le prix du plat. Quatre chantiers, valables pour les six profils :

Sur ce terrain-là, un outil généraliste fait le travail. Wurus suit le stock par point de vente, gère les lots et la péremption, enregistre les achats fournisseurs et tient une comptabilité SYSCOHADA — tout ce qui se passe autour de la salle, rien de ce qui se passe dedans.

Ni table ouverte, envoi en cuisine, séquencement, addition partagée ni transfert de table ; mais stock des matières premières, lots et dates, achats fournisseurs et comptabilité.
Schéma WURUS.
La liste des produits : chaque matière première avec son stock et son prix. C’est la réserve que l’outil suit — pas la salle, et pas la décomposition d’un plat.
Capture d’écran WURUS.

Calculer la marge d’un plat sur une feuille

Prenons une gargote de Grand-Yoff qui vend le thiéboudienne 1 500 FCFA. Posons ses coûts pour une assiette : riz 150 FCFA, poisson 600 FCFA, légumes 200 FCFA, huile et condiments 100 FCFA, gaz 50 FCFA. Total 1 100 FCFA. Il reste 400 FCFA par assiette, soit 26,7 % du prix de vente — avant le loyer et les salaires.

Mettons quarante assiettes par jour : 16 000 FCFA de marge brute dans la journée. Maintenant le poisson renchérit de 150 FCFA par assiette : le coût passe à 1 250 FCFA, la marge tombe à 250 FCFA, soit 16,7 %. Sur quarante assiettes, 10 000 FCFA au lieu de 16 000 : 6 000 FCFA de moins par jour, 180 000 FCFA sur trente jours d’ouverture. Le prix affiché n’a pas bougé d’un franc et personne n’a rien vu passer.

Vendre une assiette ne retire du stock ni riz ni poisson. Coût 1 100 FCFA, marge 400 ; le poisson à +150 FCFA la ramène à 250, soit 180 000 FCFA sur trente jours.
Schéma WURUS.
Refaire le calcul sur vos cinq plats les plus vendus
  • 1
    Notez le prix de vente affiché de chaque plat.
  • 2
    Pesez une portion, une seule fois : riz, viande, huile pour une assiette.
  • 3
    Reprenez la dernière facture du fournisseur, convertissez-la en coût par portion.
  • 4
    Ajoutez l’énergie de cuisson : la bouteille de gaz divisée par le nombre de services qu’elle tient.
  • 5
    Soustrayez du prix de vente : c’est votre marge brute par plat.
  • 6
    Recommencez le mois suivant sur les deux ingrédients qui bougent le plus.

Cette feuille ne coûte rien et elle vous dit quel plat porte la maison et lequel la mange. Un outil ne fait que la tenir à jour.

Trois questions avant de signer

  1. Mon client paie-t-il avant ou après avoir mangé ? Avant : une caisse de commerce suffit. Après : il vous faut de vraies tables, donc un logiciel de restauration.
  2. Combien de temps est-ce que je tiens sans réseau ? Si une coupure d’une heure vous empêche d’encaisser, écartez tout outil qui exige la connexion.
  3. Qu’est-ce que je veux voir le 31 du mois ? Le chiffre de la journée, ou le coût réel de chaque plat ? La seconde réponse se joue dans la réserve.

Si vous hésitez entre une caisse enregistreuse, un logiciel et un simple téléphone, commencez par notre guide choisir sa caisse, logiciel ou machine. Et si vous tombez du côté comptoir, vérifiez sur la grille tarifaire que le module de caisse est inclus dans le plan visé : il ne l’est pas partout.

Questions fréquentes
Peut-on gérer un restaurant avec une caisse de commerce classique ?
Oui, tant que le client paie au moment où il commande. Dès qu’il y a un service à table avec des additions ouvertes pendant une heure, non : vous perdrez des commandes et vous passerez vos soirées à rattraper des tickets.
Wurus imprime-t-il un bon de commande en cuisine ?
Non. Ni impression cuisine, ni écran de préparation, ni bon de préparation. Le ticket de vente s’imprime par le navigateur et il est destiné au client. Pour un comptoir à deux cuisiniers, l’écran et la voix suffisent ; au-delà, il faut un outil de restauration.
Comment faire les additions partagées si mon logiciel ne les gère pas ?
À la main : plusieurs ventes séparées, une par payeur, en répartissant les articles. Tenable pour deux ou trois tables par soir, intenable un vendredi complet. C’est une rustine, pas une méthode.
Le stock des ingrédients baisse-t-il tout seul quand je vends un plat ?
Pas dans Wurus : un plat n’y est pas décomposé en ingrédients. Vous suivez vos matières premières comme des articles, avec leurs lots et leurs dates, et vous ajustez à l’inventaire. Un logiciel de restauration, lui, sait le faire.
Et si le courant saute en plein service ?
Avec un outil en ligne, vous n’encaissez plus tant que la connexion n’est pas revenue, et rien n’est mis de côté pour plus tard. Gardez un carnet au comptoir pour noter les ventes dans l’ordre, puis ressaisissez-les.
#Point de vente #Caisse #Restauration #Choisir son outil
Équipe WURUS Rédaction
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